Que faire en cas d'attroupement dans son immeuble (par exemple, hall, cage d'escalier) ?
Un attroupement est l'occupation des
Il faut alors distinguer le simple rassemblement et les situations où ce rassemblement empêche la circulation des occupants, le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité (portes coupe‑feu bloquées, issues de secours obstruées, digicodes détériorés, etc.) ou qui nuit à la tranquillité des lieux.
Dans ce dernier cas, ces regroupements sont souvent à l’origine de nuisances répétées (bruits, dégradations, menaces, etc.) qui peuvent créer un sentiment d’insécurité. Il est alors possible d’effectuer plusieurs actions.
Alerter le bailleur/propriétaire
Le bailleur a l’obligation de garantir à son locataire une jouissance paisible des lieux loués.
En cas d’attroupement dans les parties communes, le locataire doit :
Signaler la situation par écrit (mail, lettre recommandée, etc) au bailleur (propriétaire ou gestionnaire HLM)Il est recommandé d’indiquer dans le courrier la fréquence des rassemblements, la nature des troubles, les horaires, les menaces et dégradations éventuelles. Et demander au bailleur de prendre toutes les mesures utiles pour mettre fin au rassemblement.
Si l’immeuble est en copropriété, informer le syndic
Si l’immeuble est en
Faire constater les troubles (rapports de gardien, photographies, vidéos, constats par un commissaire de justice) Et demander le renforcement des dispositifs de contrôle d’accès ou la mise en place d’une vidéosurveillance.
Certaines décisions devront être votées par le syndicat des copropriétaires lors d’une
Faire intervenir la police ou la gendarmerie
Il est également possible de prévenir la police nationale, la gendarmerie ou la police municipale pour qu’elle fasse cesser le trouble produit par l’attroupement et les éventuelles autres
Les personnes coupables d'attroupement risquent l'une des sanctions suivantes :
2 mois de prison et 3 750 € d’amende (6 mois de prison et7 500 € d'amende lorsque l'attroupement est accompagné de violences ou menaces)Paiement d'une amende forfaitaire de200 € . En fonction du délai de paiement de l'amende, son montant peut être réduit à150 € ou augmenté à450 € .
Les personnes coupables d'attroupement peuvent aussi avoir une peine complémentaire de travail d'intérêt général.
À voir aussi
- Troubles de voisinage (Thème : Logement)
Références
- Code de la sécurité intérieure : articles L272-1 à L272-4 Peines encourues en cas d'attroupement
